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L’objet le plus perché

L’Arbre généalogique des singes

Anonyme

Huile sur toile (104 x 43.5 cm)

Ecole Française

XVIIIème siècle (après 1766)

 

Arrivée dans les collections en 1993, cette huile sur toile devait appartenir auparavant à un décor dont cet élément est le seul qui subsiste aujourd’hui. Elle est l’une des œuvres les plus empruntées du Musée Buffon. Dix-sept singes apparaissent sur la toile comme autant d’espèces traitées par Buffon dans son Histoire Naturelle. Il s’agit en réalité d’un résumé de sa théorie sur la dégénération des espèces.  Chaque individu est placé autour d’un arbre. Leur posture reprend à l’identique celles représentées sur les estampes  de l’illustrateur Jacques de Sève. Tandis que les capucins et macaques se partagent davantage les branches, l’espèce que le naturaliste considère comme la plus évoluée, le Jocko (ou chimpanzé), se tient aux côtés du grand gibbon debout sur le sol.

Les objets les plus distingués

Les portraits de Buffon et de son épouse

 

François-Hubert Drouais (1727-1775)

Huile sur toile

1760-61

 

Drouais était l’un des peintres privilégié de la Cour de Louis XV et le favori de Madame de Pompadour. Il réalise ici les seuls portraits connus de leur vivant de Buffon et de sa femme, Marie-Françoise de Saint-Belin Malain, lorsqu’ils ont respectivement 53 et 28 ans. Ces portraits sont présentés au Salon de 1761 puis installés l’un à côté de l’autre dans l’Hôtel Buffon de Montbard avant d’être séparés au XIXème siècle. Celui du naturaliste sera même accroché avec d’autres portraits de grands hommes dans la salle des séances de l’Assemblée après la Révolution Française. Petit détail : on peut remarquer qu’aucun des deux époux n’est représenté avec ses mains visibles ! En effet, les mains étant parmi les éléments les plus difficiles à représenter, leur absence permettait certainement de réduire le coût du tableau et la durée de sa réalisation.

L’objet le plus gonflé

Le Diodon

 

Animal naturalisé

Peau, fibre et verre

Dépôt du Havre (2012)

 

Appelé également « poisson-hérisson », « poisson porc-épic » ou  « châtaigne des mers », le diodon est un poisson déconcertant que l’on retrouve dans la plupart des mers chaudes du globe. Il a la particularité, lorsqu’il se sent en danger, d’accumuler de l’eau dans son œsophage pour se gonfler très rapidement et impressionner ses agresseurs. Comme cela ne suffit pas toujours, il est également muni de piquants sur toute la surface de son corps et sécrète dans ses organes une toxine qui le rend mortel. Dès le XVIIème siècle, son caractère surprenant et sa drôle d’apparence lui a ainsi valu une place de choix en tant que naturalia dans les collections des cabinets de curiosité.

Les incroyables trésors de l’Histoire: le chimpanzé de Buffon

Découvrez Jocko, le jeune chimpanzé de Buffon, confié aux soins de l’Intendant du Jardin du roi au XVIIIème siècle. Il accueille encore aujourd’hui les visiteurs de la zoothèque du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.